Questions fréquentes

Hématurie

Ce symptôme correspond à la présence de sang dans les urines, de manière visible ou non à l’œil nu. Les causes sont nombreuses doivent vous faire consulter un médecin le cas échéant. Des examens pourront vous être indiqués (échographie, scanner, fibroscopie vésicale…)

Rétention d’urine

Elle correspond à l’impossibilité de vidanger la vessie correctement. Elle peut être aigue, brutale et douloureuse (très violente envie d’uriner sans y parvenir, confusion…) ou chronique et peut détériorer votre bon fonctionnement vésical et rénal. Elle peut être causée par une hypertrophie de prostate, une hématurie caillotante, compliquer une intervention chirurgicale…

PSA

Le « Prostate Spécifique Antigène » est une molécule dosée dans le sang et présente chez TOUS les hommes. Elle est spécifique de la prostate, pas du cancer de prostate. Le PSA est néanmoins utilisé dans le cadre du dépistage précoce du cancer de prostate comme « point d’appel ». Le taux normal est inférieur à 4ng/ml. Une augmentation n’est pas synonyme de cancer mais doit vous faire consulter votre urologue sans urgence.

Biopsie prostate

En cas de doute clinique ou biologique sur un cancer de prostate, votre urologue réalisera ce geste simple, en consultation sous anesthésie locale par voie transrectale et sous échographie. Le geste n’est pas douloureux et consiste à réaliser des « carottes de tissu prostatique » et des les analyser au microscope pour faire le diagnostic de cancer de prostate. Les résultats sont obtenus en une dizaine de jours. Les risques de complications sont faibles (infection urinaire, saignement) et il vous ait demandé au préalable de réaliser une analyse d’urines, une préparation rectale ainsi de que de prendre un traitement antibiotique préventif court.

Dépistage cancer prostate

Il doit être proposé aux hommes de 50 ans (45 ans si antécédents familiaux de cancer de prostate) et jusqu’à 75 ans. Le patient doit être informé de son intérêt qui reste encore controversé ce jour. Il permet de détecter à un stade très précoce (avant les symptômes) la maladie et d’éventuellement la traiter avant l’apparition de métastases.  Le dépistage repose sur le dosage du PSA (prise de sang) et le toucher rectal.

Sonde JJ

Il s’agit d’un petit drain interne qui va du rein à la vessie (dans l’uretère). Elle permet un drainage optimal du rein et assure une bonne cicatrisation urétérale. Cette sonde JJ est mise en place par les voies naturelles  au bloc opératoire. Elle ne contre indique pas une activité normale mais peut parfois être la cause d’hématurie, d’envie fréquentes d’uriner voire de gêne. Son retrait est simple, indolore, en consultation à l’aide d’un fibroscope par les voie naturelles. Vous trouverez ICI un document pour les porteurs de sonde JJ.

Fibroscopie vésicale

Il s’agit d’un examen complémentaire réalisé par votre urologue, en consultation. Elle consiste à analyser  votre vessie/urètre par une petite caméra souple introduite par les voies naturelles (urètre). C’est un  geste simple, sous anesthésie locale qui permet notamment la détection de polypes vésicaux. Vous trouverez ici plus d’information sur ce geste.

Sonde à demeure

Il s’agit d’un drain mis en place par les voies naturelles (urètre) dans la vessie qui permet de drainer les urines. La pose s’effectue sous anesthésie locale, en consultation en cas de rétention d’urine ou au bloc opératoire après certaines chirurgies urologiques. La sonde est connectée à un sac de recueil des urines, qui en général, est accroché à votre jambe sous votre pantalon. En aucun cas vous ne devez, seul désadapter la sonde du sac de recueil.  Vous trouverez ICI un document pour les porteurs de sonde à demeure.

Alimentation et calcul

La première cause de formation de calculs urinaires est l’alimentation et notamment le manque d’hydratation. Il est recommandé de boire au moins 2 L d’eau (thé café tisanes…) par jour. Vous trouverez ICI un document détaillant le régime idéal pour prévenir le risque de calcul.

Incontinence

Ce symptôme correspond à la perte involontaire d’urines par l’urètre. Elle peut être secondaire à une chirurgie ou à un accident mais s’observe fréquemment chez la femme notamment après les grossesses. Ce n’est ni tabou ni une fatalité. Des solutions médicales voire chirurgicales existent. N’hésitez pas à en parler à votre urologue

Lithiases

Il s’agit de calculs urinaires qui se forment dans le rein. Ils sont souvent en lien avec un manque d’hydratation. Ils peuvent être responsables de douleur (colique néphrétique), hématurie, infection… Leur traitement dépend de leur taille, leur position et de leur composition.

Urétéroscopie

Intervention chirurgicale réalisée au bloc opératoire qui consiste à introduire, par les voies naturelles (urètre) une caméra, dans l’uretère et parfois jusque dans le rein. Elle permet de traiter calculs, polypes du haut appareil urinaires… En général le geste est réalisé dans le cadre d’une hospitalisation ambulatoire.

Lithotripsie extra corporelle (« LEC »)

Autrefois appelée « baignoire », elle consiste à fragmenter des calculs rénaux à l’aide d’ultra-sons. Il s’agit d’une technique chirurgicale mini-invasive réalisée au bloc opératoire, souvent sous anesthésie pour plus de confort

Polype de vessie

Il s’agit d’une excroissance tissulaire dont le point de départ est la muqueuse urinaire. Ils s’observent principalement dans la vessie mais peuvent aussi toucher les reins, l’uretère ou l’urètre. La première cause de polype est le tabagisme. Ils peuvent également être induit par des expositions toxiques professionnelles. Il n’y a pas toujours de symptômes et on les découvre dans le cadre d’hématurie ou d’envie trop fréquente d’uriner. Un polype évolue naturellement vers un cancer de vessie. Il est diagnostiqué lors d’une fibroscopie vésicale (parfois une échographie) et doit IMPERATIVEMENT être retiré au bloc opératoire par les voies naturelles (résection de polype de vessie)

Uretère vs urètre

L’uretère est un conduit qui relie le rein à la vessie. En général nous avons 1 uretère pour chaque rein soit 2 uretères qui acheminent les urines depuis les reins jusque dans le réservoir vésical.

L’urètre est un conduit situé sous la vessie permettant la vidange de cette dernière. Il est court chez la femme et beaucoup plus long chez l’homme (prostate, périnée et verge)

Reflux vésico-urétéral

Il s’agit d’un reflux pathologique d’urine depuis la vessie jusque dans les uretères voire les reins. Souvent congénitaux (depuis la naissance), ils peuvent être asymptomatiques ou responsables de pyélonéphrites à répétition. A terme, le rein peut être détruit et devenir non fonctionnel. Le traitement des formes sévères et symptomatiques est chirurgical.

Hospitalisation et chirurgie ambulatoires

Avec la modernisation des techniques, de nombreuses chirurgies peuvent se réaliser en « ambulatoire ». Vous sortirez ainsi le jour même de votre intervention si cela est médicalement possible. Vous serez systématiquement appelé le lendemain de l’intervention pour vérifiez votre état et répondre à vos éventuelles questions. Cela permet une récupération plus rapide de l’état de santé antérieur à comparer à une hospitalisation conventionnelle.